L’idée de fitrat (innéité, nature primordiale divine) en tant que source de la religion

Lorsque l’on dit que la religion est innée (provient de la fitrat), qu’entend-on par là ? La phrase disant : « la religion est innée » veut-elle dire : « la connaissance de la religion et des thèmes religieux est innée » ? Ou a-t-elle le sens de : « le penchant vers la religion, le désir de connaître la religion et d’y croire sont innés » ? Ou comporte-t-elle les deux sens ? Est-ce que l’ensemble de la religion, c'est-à-dire l’ensemble des croyances, des questions cultuelles et morales et autres prédicats religieux est inné, ou s’agit-il d’une partie seulement d’entre elles, comme la croyance en Dieu et autres questions fondamentales ?

L’islam, quintessence des enseignements de tous les prophètes

L’appel au monothéisme lancé par l’islam n’est pas nouveau. Ce fut le même appel lancé par tous les prophètes de Dieu. Et ce n’est pas seulement le principe de l’Unité de Dieu, mais tous les principes qui en découlent qui ont été prêchés par les prophètes depuis Nûh (Noé) et tous ceux qui sont venus après lui.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (2) Vers Sa puissance (1ère partie)

Une des premières règles de conduite au niveau du cœur est de nous tourner vers la Puissance de la Seigneurie (Divine) (‘izz ar-rubûbiyyah) et vers l’humilité de notre soumission /assujettissement devant Dieu (dhul al-‘ubûdiyyah). La force de notre cheminement vers Dieu réside dans cette force de concen-tration sur la Puissance de la Seigneurie de Dieu et sur l’humilité de la soumission/ assujettissement.  En premier lieu, en tant que serviteurs/sujets de Dieu, nous devons réaliser que nous ne sommes rien en dehors de Dieu, que nous sommes les pauvres, les indigents. Dieu est le Riche, Celui qui se suffit à Lui-même, le Tout-Puissant. Tous nos regards se tournent alors vers la Puissance de la Seigneurie et vers l’humilité de la soumission/assujettissement.

Examen de la notion d’exigences de l’époque

Dieu a marqué la différence entre la création d’un animal et la création de l’homme, en ce sens qu’Il a créé l’homme en tant qu’un être libre, inventif et capable de créativité. Du fait de leur statut de lieutenants de Dieu sur terre, les hommes ont la charge de créer leur propre civilisation, avec leur propre conception, leur propre réalisation et avec les moyens qu’eux-mêmes auront mis au point. Non seulement ils organisent leur vie, mais ils la conçoivent dans leur esprit avant de la mettre en application. De la même façon que l’humanité peut aller de l’avant, c'est-à-dire utiliser sa volonté et son libre arbitre à cet effet, elle peut aussi reculer, car la voie arrière non plus n’est pas fermée.

Effets et contrecoups économiques de l’avarice

Dans le noble Coran, au verset 38 de la sourate Mohammad (s) (47) Dieu dit : « C’est vous qui êtes appelés à dépenser vos biens dans le chemin de Dieu ; mais il y a des avares parmi vous. Celui qui est avare est avare à son propre détriment. Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même et vous êtes pauvres… » Dans ce verset, Dieu le Très-Haut expose un autre des vices moraux de l’être humain exerçant une influence importante dans l’enceinte de la société et sur son devenir : l’avarice.

Traduction Denise Masson.

 

Les étapes de la voie mystique (2)

Dans les ouvrages de gnose, les demeures et étapes du voyage mystique sont l’objet de discussion détaillée. Avicenne écrit dans son Kitâb al-Ishârât wal-Tanbihât, le Livre des Directives et des Remarques : « Le premier des degrés du mouvement des gnostiques est ce qu’ils appellent eux-mêmes la volonté. C’est une sorte de nostalgie et de désir qui survient en l’homme suite à une preuve, une dévotion et une conversion et qui le pousse à se saisir de la corde ferme de la Vérité. L’esprit et la conscience sont alors mis en mouvement pour réaliser l’union avec cette vérité. » Les gnostiques croient en un principe qu’ils expriment ainsi : « Les fins ultimes consistent dans le retour aux commencements ».

 

 

Différents points de vue au sujet des origines de la mystique musulmane

Est-ce que la gnose islamique est comme le droit islamique, les fondements de la religion, l’exégèse et la tradition ? En d’autres termes, fait-elle partie des sciences et connaissances que les musulmans ont extraites directement des enseignements de l’islam lui-même pour ensuite définir les méthodes, les principes et les règles de leur étude ? Ou bien est-elle comme la médecine, les mathématiques, etc., qui ont d’abord été introduites de l’extérieur du monde islamique, avant de connaître un nouveau développement au sein de la culture et de la civilisation musulmane à l'aide de ses savants ? Ou bien encore, a-t-on affaire à une troisième explication ?

La vie de son Excellence Maryam (as) avant la naissance de son Excellence le Masîh (as) selon le Coran (2)

L’histoire relate que le père de Maryam (as), Imrân (as), ferme les yeux sur ce monde avant sa naissance, et que sa mère l’apporte à sa naissance à la Maison sacrée pour la présenter aux savants et théologiens juifs. Elle leur tient alors ce discours : « Cet enfant est un don offert à la Maison sacrée, que l’un d’entre vous assume sa tutelle, car les traces de la majesté sont présents sur son visage, et elle est née au sein d’une famille convenable. » Quelques savants se disputent sa prise en charge, car chacun d’eux, qui sont des oulémas parmi les Banî Isrâ’il, désire que lui revienne l’honneur d’assumer la tutelle de Maryam (as). Ils optent finalement pour le tirage au sort, qui désigne Zakariyyâ (as) : « et Il la confia à Zacharie. » (sourate Âl-i ‘Imrân (La famille de 'Imrân) ; 3 : 35). Maryam (as) grandit donc sous la tutelle de Zakariyyâ (as). Elle s’absorbe tellement dans l’adoration et le service divin que selon Ibn ‘Abbâs, lorsqu’elle atteint l’âge de neuf ans, elle jeûne les journées et passe les nuits en adoration. Elle fait tant de progrès en matière d’abstinence et de connaissance de Dieu qu’elle va jusqu’à dépasser les savants vertueux de son époque. Lorsque Zakariyyâ (as) se rend auprès de son mihrâb pour lui rendre visite, il voit tout près de celui-ci des nourritures particulières qui provoquent son étonnement. Un jour il lui demande : « D’où apportes-tu cette nourriture ? » Maryam (as) lui répond : « Elle me vient de la part de Dieu. Il offre à qui Il veut son pain quotidien, sans compte. »

L’initiation d’Adam aux noms de la part de Dieu (2)

Les noms ne sont pas des termes ni des notions, étant donné que la relation des termes avec les notions est une relation subjective et conventionnelle. Or la station de proximité divine (ladunn) auprès de Dieu n’est pas le lieu adéquat pour employer des termes et notions acquises ou pour fixer par convention un nom pour désigner une signification. Dans ce niveau de la Présence divine, les Noms sont des réalités, et c’est pourquoi nous disons que les noms divins sont d’institution divine fixés par Dieu (« suspensifs », tawqîfî). Dire que les noms divins sont suspensifs au sens de la gnose et de la philosophie revient à dire qu’il s’agit de réalités concrètes ; et pour la théologie et la jurisprudence, les noms sont des termes et des notions. Les noms que Dieu - exalté soit-Il - a enseigné à l’homme parfait sont des réalités et des connaissances universelles et non des mots et des notions comme en témoigne le verset déjà mentionné : « Il apprit à Adam tous les noms puis les énonça aux anges » (sourate Al-Baqara (La vache) ; 2 : 31).

La justice sociale selon ‘Allâmeh Tabâtabâ’î

L’une des précieuses notions distillées dans son commentaire du Coran intitulé Tafsîr al-Mîzân est la notion centrale de justice que ‘Allâmeh explique subtilement en différentes occasions au long de son ouvrage. Malheureusement, l’histoire des sociétés musulmanes rapporte continuellement de quelle manière cette notion est métamorphosée, étant transportée des domaines importants de la politique et de la société à ceux de la morale et de l’individu, les despotes usurpateurs s’étant constamment efforcés de vider de son contenu cet étalon, ce principe essentiel de la société musulmane, d’effacer son aspect social et politique et de le limiter au seul domaine sans danger de la morale, de la théologie dogmatique et des débats qui y sont liés.

Photos aléatoire

Masjed Hakim - Ispahan (14) : Mausolée de 'Abol Fazl al-'Abbâs (as) - Karbalâ (2) : Wâdi as-Salâm - Najaf (10) : Imâmzâdeh Esmâ'îl - Ispahan (5) : Wâdi as-Salâm - Najaf (3) : Masjed Hakim - Ispahan (12) : Masjed Jâmeh' - Ispahan (7) : Mosquée de Koufa (4) : Wâdi as-Salâm - Najaf (8) :

Nous contacter

Accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto.
Nom
E-mail
Message *