La différence entre la gnose islamique et la philosophie existentialiste (selon le point de vue de Seyyed Hossein Nasr)

La traduction de l’existentialisme par le primat de l’être est erronée. Quand, dans la philosophie islamique, nous parlons d’être (wojûd), notre intention n’est pas un concept ayant une existence mentale, mais bien une large réalité concrète qui comprend toute chose, y compris nous-mêmes ; et tous les philosophes musulmans, aussi bien les péripatéticiens et les néoplatoniciens de l’illumination (ishrâqî) que la philosophie de Mollâ Sadrâ et ses partisans,  confèrent à l’existence une réalité concrète, à savoir une réalité externe, hors du mental, un être absolu. Voyons à présent combien cette définition ou ce sens, présente de différences avec l’existentialisme.

La date de naissance de son Excellence Zahrâ (as)

La date de naissance de son Excellence Zahrâ (as) donne lieu à quantité de divergences parmi les historiens. Certains la placent durant l’année de la mission, d’autres un an après, tandis qu’un autre groupe encore, formé par la plupart des chiites et une partie des sunnites, pense que ce grand événement intervient cinq ans après la mission. Nous sommes de ceux qui retiennent cette date et nous allons en fournir les preuves.

Le sacrifice d’Ismâ‛îl (as) dans l’histoire d’Ibrâhîm (as) (2)

Penchons-nous à présent sur l’origine de cette grandeur : tient-elle au dévouement du fils d’Ibrâhîm (as) ? Ou au fait qu’Ibrâhîm (as) s’offre à Dieu, à la voie de Dieu ? Ou est-ce parce que ce sacrifice lui a été commandé par Dieu ? Les exégètes discutent beaucoup cette question, cependant, rien ne s’oppose à ce que tous ces aspects, ensemble comme pris un par un, concourent à la gloire de cette immolation.

Son Excellence l’Imâm ‘Alî (as)

‘Alî ibn Abî Tâleb (as) est le premier Imâm chiite ainsi que le gendre, le fils de l’oncle paternel et le frère en religion du noble Prophète (s). Sa konya est Abû al-Hasan. Il est également appelé par différents titres, comme celui d’Emir des croyants. L’Imâm ‘Alî (as) est le quatrième calife de l’islam. Il nait un vendredi, le treize du mois de Rajab de la trentième année après celle de l’Eléphant (soit dix ans avant la mission de Mohammad (s)) à Makka), à l’intérieur même de la Ka?ba. Personne, que ce soit avant lui ou après lui, n'est né à l’intérieur de la maison de Dieu, ce qui témoigne de l’importance, du respect et de l’attention toute particulière que Dieu accorde à l’existence de ‘Alî (as). Cela montre également quelle est sa position, particulièrement glorieuse.

Les qualités de Son Excellence ‘Isâ (as) selon le Coran (5)

Les attributs d’action de Dieu le Glorifié nécessitent des manifestations présentes, or, ‘Isâ Masîh (as) compte parmi les manifestations présentes de Dieu le Glorifié. « Qui connaît l’Inconnaissable », « l’Auteur du monde », « Celui qui fait naître », « Celui qui répond de manière satisfaisante » comptent parmi les plus beaux noms de Dieu le Glorifié. ‘Isâ Masîh (as), dans une certaine mesure, incarne ces noms. Cependant, lorsqu’il dit : « Je suis venu à vous avec un Signe de votre Seigneur : je vais, pour vous, créer d’argile, comme une forme d’oiseau. Je souffle en lui, et il est : ‘oiseau’, avec la permission de Dieu. » (sourate Âli ‘Imrân (La famille de 'Imrân) ; 3 : 49), cela ne signifie pas que Dieu le Glorifié crée une partie des choses et que ‘Isâ Masîh (as) en crée une autre, dans le sens où Dieu le Glorifié aurait confié une part de la tâche au Masîh (as), comme si l’organisation de la création se partageait de la sorte. Au contraire, Son Excellence le Masîh (as), à l’égard de la création, manifeste l’un des noms de Dieu. Même si le Masîh (as) peut, avec la permission de Dieu, créer un oiseau, seul Dieu est le Créateur de toute chose.

Le procès et le supplice par le feu de son Excellence Ibrâhîm (as)

Son Excellence Ibrâhîm (as) vient de détruire les idoles, en réaction le peuple s’exclame : « Amenez-le face au peuple, il est possible qu’il avoue, et s’il le fait nous le châtierons pour ses actes. » Ibrâhîm (as) a prévu cet événement. Il s’attend à ce qu’on l’amène face aux gens lors d’un jugement public, ce qui lui permettra d’exposer devant l’assemblée ses arguments contre les idolâtres et de les informer de leurs fautes. Aussi, laissant sauve la grande idole il prépare à l’avance le terrain à la réponse qu’il va leur donner. Ainsi, on l’amène en présence des gens qui, tel un juge d’instruction, lui demandent : « ‘Est-ce toi, Abraham, qui a fait cela à nos dieux ?’ Il dit : ‘Non ! C’est le plus grand d’entre eux… Interrogez-les donc s’ils peuvent parler !’ » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 62-63).

Les Compagnons de la caverne (Ashâb al-Kahf)

Dans le récit coranique, « les Compagnons de la caverne » désigne un groupe de croyants qui se sont réfugiés dans une grotte parce qu’ils fuyaient la tyrannie d’un roi païen. Là, ils ont dormi d’un sommeil profond qui dura de nombreuses années. Ces Compagnons passèrent ainsi des années (trois cent neuf années selon les versets du Coran) en sommeil. Lorsqu’ils se réveillèrent, Dieu en ayant décidé ainsi, ils pensèrent n’avoir dormi qu’une journée, ou peut-être un peu plus. L’un d’entre eux se rendit à la ville afin d’y chercher de la nourriture, les gens réalisèrent combien ce qui leur était arrivé tenait du prodige et décidèrent de bâtir une mosquée dans cette grotte.

Différents avis au sujet des objectifs de l’envoi des prophètes

Dans le Noble Coran, deux significations, deux notions précises ont été citées comme indiquant l’objectif fondamental de l’envoi des prophètes, à savoir que l’ensemble des enseignements des prophètes a établi une introduction à deux choses : la connaissance de Dieu et le fait de se rapprocher de Lui d’une part, et l’établissement de la justice au sein de la société humaine d’autre part.

Culture et philosophie (2)

Le « je pense » de Descartes correspond à l’avènement de l’humanité moderne, soit le fait que l’être humain figure la source de la pensée. L’existence de l’être humain c’est la pensée, et la pensée c’est le doute. Considérant ce point, la philosophie se transforme immanquablement et très rapidement en philosophie critique, ajouté à cela le fait que le savoir soit bridé par la philosophie critique, et la volonté fait un pas en avant et se pare du rang de primauté sur le savoir, tout en devenant l’évaluatrice de la personne humaine.

Examen des aspects philosophiques et sociaux de la question des exigences de l’époque (1)

Dans toutes les sociétés et à toutes les époques, les exigences du temps peuvent être comprises comme les conditions imposées par les évènements qui surviennent dans le monde et le transforment de façon suffisamment profonde pour que les hommes aient instinctivement le sentiment que les temps ont changé, que quelque chose de nouveau s’est installé dans leur vie, qui relève du domaine technique aussi bien que de l’organisation politique et sociale. Ce changement intervenant finit par caractériser une époque et à faire date. Il y a un avant et un après cette date. On dit alors que le temps est nouveau et le temps passé sera désigné comme l’ancien temps. Selon cette logique, on devrait accepter tous les évènements nouveaux qui se produisent à chaque époque, car cela est l’innovation, le progrès et le mieux-être. Or ce discours est faux et pernicieux.