Son Excellence Ilyasa‛ (as)

Son Excellence Ilyasa? (as) (ou Al-Yasa‘) est l’un des prophètes des Banî Isrâ’îl. Il compte parmi les gens de bien, les vertueux qui se trouvent auprès du Seigneur. Le noble Coran mentionne son nom dans les sourates Al-An?âm (Les bestiaux, sourate 6) et Sâd (sourate 38). Tous les historiens et l’ensemble des exégètes le considèrent comme l’élève et le successeur de son Excellence Ilyâs (as).

 

Le paradis en tant que lieu de la manifestation de la joie et de la purification

Les préjudices et les difficultés de ce monde, les maux et les nuisances, les efforts servent à parfaire les âmes, à donner la capacité d’accéder à ce degré sublime et à pénétrer dans ce lieu éminent. Les affres de l’agonie, le supplice de la tombe et du purgatoire, les questions de Munkar et Nakir, le prolongement de la traversée du monde de l’apparence, le son de la trompette de la résurrection, le soulèvement pour Dieu, le monde du rassemblement et de la diffusion, le livre et la lettre des actes, le compte et la résurrection, le discours, le pont du sirât, la balance, l’intercession, le lieu situé entre le paradis et l’enfer, l’intermédiaire et les autres choses ; tout cela sert de leçons de purification, tout cela permet d’accéder à la sainteté et d’entrer au paradis.

Quels sont les motifs du recours à la philosophie ?

Nûs est l’équivalent grec du mot esprit (zehn / ذهن). L’un des motifs de l’étude entreprise par la philosophie consiste en ce penchant naturel de l’esprit pour amasser le savoir. Aristote, le brillant élève de Platon, ouvre son livre sur la métaphysique par cette phrase : « Tous les êtres humains sont naturellement désireux de savoir. » Des questions philosophiques captivantes, importantes, pétrissent notre vie quotidienne et brisent parfois notre résistance. Chaque fois que nous essayons de nous libérer de la philosophie, des questions philosophiques se présentent, sous un aspect effrayant, trompeur, séduisant, y compris en suscitant parfois notre colère, elles nous attirent immanquablement.

Evolution historique du soufisme (tasawwuf) et de la gnose (‘irfân) (2)

Globalement, nous pouvons dire que l’ascétisme qui a attiré les musulmans vers le soufisme est, jusqu’à un certain point, issu des enseignements du Coran et de la Sunna du Prophète (s). Car le Prophète (s), ne perdant pas de vue sa mission à l’égard de l’expansion de l’islam et de l’appel des créatures à la religion, a lui-même une vie ressemblant à celle des adeptes de l’ascèse et de l’austérité.

Comparaison de la relation du monde à son principe dans la doctrine d'Ibn 'Arabî, dans celle de Shankara et du Vedanta (2)

Shankara, commentateur du Vedanta, considère au départ que la relation entre le monde et Dieu est une sorte de mystère qui rend nécessaire la validation (justification) du mode de dépendance ou de rattachement entre ce qui est illimité, ou plus précisément entre le phénomène (être et non-être) et la façon dont l’un se revêt de la forme de l’autre, créant l’ambigüité.

Les Compagnons de la caverne (Ashâb al-Kahf)

Dans le récit coranique, « les Compagnons de la caverne » désigne un groupe de croyants qui se sont réfugiés dans une grotte parce qu’ils fuyaient la tyrannie d’un roi païen. Là, ils ont dormi d’un sommeil profond qui dura de nombreuses années. Ces Compagnons passèrent ainsi des années (trois cent neuf années selon les versets du Coran) en sommeil. Lorsqu’ils se réveillèrent, Dieu en ayant décidé ainsi, ils pensèrent n’avoir dormi qu’une journée, ou peut-être un peu plus. L’un d’entre eux se rendit à la ville afin d’y chercher de la nourriture, les gens réalisèrent combien ce qui leur était arrivé tenait du prodige et décidèrent de bâtir une mosquée dans cette grotte.

La naissance de son Excellence Zahrâ (as)

Lorsque Khadîja (as) tombe enceinte de Fâtima (as), celle-ci dans le ventre de sa mère, parle à Khadîja (as), elle est son intime. Khadîja (as) cache cela au noble Envoyé (s) jusqu’au jour où il entre dans la maison et voit Khadîja (as) s’adresser à quelqu’un. Il dit alors : « Ô Khadîja, avec qui parles-tu ? » Elle répond : « L’enfant qui se trouve dans mon ventre converse avec moi, il est mon intime. » Son Excellence (s) dit : « Jabra’îl me fait part à l’instant que l’enfant est une fille, qu’elle est une progéniture pure, de bonne augure. Dieu le Très-Haut va susciter par elle ma descendance. Les Imâms et dirigeants de la religion vont naître de sa lignée et Dieu le Très-Haut va faire d’eux Ses califes sur la terre après le terme de la révélation. »

Son Excellence l’Imâm Hosayn (as)

Le troisième jour du mois de Sha?bân de la quatrième année de l’Hégire, vient au monde à Madîna, un enfant qui est le fruit du cœur et la lumière des yeux du Prophète de Dieu (s). La lumière étincelante de sa constitution provient de la clarté de la beauté divine. Les anges se prosternent devant sa majesté. Après avoir parcouru la pure succession des reins de ses pères et de la matrice de ses mères, il séjourne dans les reins de l’Imâm ‘Alî (as), puis dans la matrice pure de son Excellence Fâtima al-Zahrâ (as), avant que le monde créé ne s’illumine par son existence. La naissance de ce pur fils du prophète (s), avec de nombreuses particularités survenues avant même qu’il naisse, est pour sa famille un don réjouissant et heureux, bien qu’apportant également sa part de tristesse et de peine. S’il en est ainsi, c’est parce que la nouvelle de sa naissance est annoncée au noble Prophète (s) par Jabra’îl (as), en même temps que celle de son martyre.

Différence entre soufisme (tasawwuf) et gnose (‘irfân)

Contrairement à la gnose, le soufisme n’est pas un savoir ; il est au contraire une méthode et une voie : une voie ascétique basée sur les principes que sont la loi religieuse, la purification de l’âme, le fait de se détourner de ce monde et de cheminer vers la perfection, dans le but d’accéder à Dieu le Très-Haut.

Pourquoi s’adresser à autre que Lui ?

"Mon Dieu, (moi) j’ai une demande à T’adresser, pour laquelle mes efforts se sont avérés vains et mon savoir-faire incapable de satisfaire, que mon âme m’a suggéré de présenter à quelqu’un qui [lui-même] présente ses demandes à Toi et qui ne [peut] se dispenser de Toi pour ses demandes – et cela est une erreur des fautifs, un faux-pas des pécheurs..."