Les deux paradis et leurs grâces dans la sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux)

La description du paradis et de ses grâces apparaît plus qu’ailleurs dans deux sourates. L’une est la sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux), qui est la seule sourate, après « Grâce au nom de Dieu, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux », à débuter par un des attributs de Dieu, Honoré et Glorieux. Dieu le Très-Haut décrit ainsi la récompense du degré de la crainte du Seigneur : « Il y aura deux Jardins destinés à celui qui redoutait le lieu où se dressera son Seigneur. » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 46). Ce qu’incarne la crainte du Seuil divin est l’adoration offerte à Dieu même, elle n’a pas pour dessein l’obtention du paradis et ne se nourrit pas de la peur de l’enfer. Par conséquent, ce verset se rapporte aux proches et aux purs dont l’adoration n’est destinée qu’à l’essence de Dieu, à laquelle rien ne se trouve associé.

Le rôle de l’art dans la préservation des œuvres et des monuments islamiques

La publication du Coran en langue originale et la souveraineté absolue de la calligraphie arabe font naître un lien qui fait se rejoindre la totalité du monde musulman, et constitue un facteur important dans la création de chaque œuvre artistique, aussi, la distinction entre art religieux et art profane que connaît le monde occidental est ici totalement effacée. Lorsque l’on analyse les représentations et les œuvres artistiques datées d’après l’avènement de l’islam, on réalise un point important qui est le rôle crucial et admirable que l’art a joué dans la préservation et la sauvegarde des rites musulmans.

L’indissociabilité du bien et du mal (3)

Le mal est indissociable du bien, parce que les maux qui relèvent de « manques », de « non-existants » et d’absence (de bien), en d’autres termes, les « vides », les lacunes - comme l’ignorance (manque de savoir), l’incapacité (manque de puissance) et la pauvreté (manque de moyens)- qui existent dans le monde, dans la mesure où ils sont rattachés au système universel (takwînî), sont dans le cas de l’absence de réceptivité des réceptacles et de la pénurie des moyens.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (2) Vers Sa puissance (1ère partie)

Une des premières règles de conduite au niveau du cœur est de nous tourner vers la Puissance de la Seigneurie (Divine) (‘izz ar-rubûbiyyah) et vers l’humilité de notre soumission /assujettissement devant Dieu (dhul al-‘ubûdiyyah). La force de notre cheminement vers Dieu réside dans cette force de concen-tration sur la Puissance de la Seigneurie de Dieu et sur l’humilité de la soumission/ assujettissement.  En premier lieu, en tant que serviteurs/sujets de Dieu, nous devons réaliser que nous ne sommes rien en dehors de Dieu, que nous sommes les pauvres, les indigents. Dieu est le Riche, Celui qui se suffit à Lui-même, le Tout-Puissant. Tous nos regards se tournent alors vers la Puissance de la Seigneurie et vers l’humilité de la soumission/assujettissement.

La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (8) Se protéger contre le démon

La protection contre les agissements du diable est aussi la « mère » des règles de conduite du cœur : assurer cela fait partie des choses les plus grandioses et en même temps les plus précises. Et peut-être que le noble verset qui décrit les croyants comme {ceux qui sont assidus à leurs prières} (92/6 Les Troupeaux) est une indication de l’ensemble des niveaux de la vigilance dont le plus important est celui de la protection de la prière contre les agissements du diable.

Le critère de la reconnaissance des exigences de l’époque

Si on nous posait la question de savoir s’il faut résister et s’opposer aux changements de l’époque ou s’il faut au contraire les encourager et collaborer avec eux, la réponse serait claire : « Il ne faut ni les soutenir uniformément et aveuglément, ni s’y opposer systématiquement. Parce que c’est l’homme qui décide de l’usage de son temps, parce que c’est un être capable de trouver la meilleure orientation à donner au temps, à le rendre utile pour ses intérêts ou au contraire à le perdre ou à en faire un mauvais usage. » Comment savoir qu’un changement de situation est bon et que nous devons le soutenir ou qu’il est mauvais et que nous devons nous y opposer ? Quel en est le critère ?

Evolution historique du soufisme (tasawwuf) et de la gnose (‘irfân) (3)

D’après ce que rapporte l’histoire, c’est à partir de ce segment temporel, qui correspond à la première moitié du deuxième siècle de l’Hégire lunaire, que l’ascétisme islamique commence progressivement à se changer en un vaste mouvement, pour ensuite prendre le nom de tasawwuf musulman. Par conséquent, l’ascétisme initie le début d’un mouvement moral fondé sur la purification de l’âme, ainsi que l’évitement de ce monde et de ses plaisirs.

Son Excellence Hâjar (as)

Son Excellence Hâjar (as) est l’épouse de son Excellence Ibrâhîm al-Khalîl (as) et la mère d’Ismâ?îl (as). Elle est Egyptienne, d’origine copte et de la famille du gouverneur de la région frontalière de l’Egypte.

Supériorité du miracle du Coran sur les autres miracles

Aucun acte, aucun effet ne possède autant de capacités à durer que la parole. Le secret pour lequel le miracle principal qui a été choisi pour le Sceau des Prophètes, c'est-à-dire « la parole », est dû au fait que cette religion, la religion finale, est celle qui devra subsister à jamais et demeurer jusqu’à la fin des temps, et l’unique effet qui puisse subsister éternellement intact est la parole.

La philosophie de l’Imâmat chez Mollâ Sadrâ (1)

Il existe beaucoup d’écrits courts et longs, beaucoup de livres de petits et de grands formats au sujet de l’Imâmat, du rang de l’Imâm, des critères permettant de distinguer l’Imâm, de ses qualités, etc. Dans cet article, nous nous proposons de présenter à l’attention de ceux et celles qui s’intéressent à la Famille de l’Impeccabilité (s), une recherche en vue d’éclaircir et d’analyser la notion de l’Imâmat et les qualités des Imâms sur la base des principes qui se dégagent de la théosophie transcendantale (hikmat mota'âliyya) de Mollâ Sadrâ Shîrâzî.